Inquiétante évolution ...

Communiqué de presse de Juin 2011

Le Conseil National de l'Ordre des Médecins a rendu public, fin mars, le rapport 2010 de l'observatoire pour la sécurité des médecins en France. Les chiffres soulignent une forte hausse des violences à l'encontre des médecins dans le cadre de leur activité (+ 80 % en 2010).agression

Les généralistes sont les plus touchés, soit 61 % des victimes et les femmes médecins subissent également une hausse des agressions. Personne n'a oublié l'agression à l'arme blanche dont a été victime Madame Dubuisson, gynécologue obstétricienne à la clinique de Soyaux (16). Heureusement, les agressions physiques ne sont pas les plus nombreuses. Il s'agit essentiellement d'agressions verbales et de vols. Quoi qu'il en soit, la sécurité des praticiens est une problématique essentielle sur laquelle nous devons nous investir car c'est un facteur de désertification médicale. L'insécurité accroît les conséquences de la crise démographique au détriment de l'accès aux soins des personnes, avec une incidence en terme de santé publique.

A ce jour, il existe des procédures et un livret de sécurité pour anticiper ces actes d'une grande violence. Un observatoire a été mis en place pour comptabiliser les agressions, mais il est peu révélateur de l'état d'insécurité dans lequel pratiquent les médecins, car de nombreux praticiens ne déposent pas plainte.URPS

Il est urgent que les autorités concernées (justice, sécurité intérieure, police, gendarmerie, réseau de la santé et collectivités locales) se réunissent pour trouver remède et espérer que ce douloureux événement ne se reproduise plus.

Cette réflexion que mène l'URPS concerne l'ensemble des praticiens de santé. Il faut mettre en place, aujourd'hui, des solutions concrètes en faveur de la protection et de la sécurité des professionnels de santé.

Dr Philippe Boutin, président de l'URPS

Programme de travail 2012 de l'URPS

Communiqué de presse du 25 janvier 2012 -  3 phases pour le programme de travail 2012 de l'URPS.

La Phase 1 consiste en la poursuite du travail de mise en place de l'organisation des soins en région avec l'Agence Régionale de Santé

  • Le Projet Régional de Santé (PRS),URPS
  • le Schéma régional de l'organisation des soins (SROS),
  • la Permanence des soins en médecine ambulatoire (PDSA),
  • la permanence des soins en établissements (PDS ES),
  • le Zonage (zones déficitaires en offre de soins de premier recours).

Ce dossier a déjà bien avancé en 2011 grâce à un vrai partenariat avec l'ARS. Il se poursuivra dans les années à venir car un examen en temps réel de l'évolution de la situation de ces dossiers est nécessaire.

La Phase 2 concerne les actions à visée démographique en coordination avec les autres acteurs.

Avec les URPS des autres professions de santé du Poitou-Charentes, les collectivités locales, l'ordre, les caisses d'assurance maladie, les conseils généraux et le conseil régional...
Il s'agit de garantir à la population un accès aux soins de 1er recours sans exclure le 2ème recours, en formalisant un travail régulier avec toutes les institutions et en particulier les représentants politiques.

La Phase 3 consiste à assurer une proximité avec les médecins de notre région grâce à différents programmes.

  • les samedis de l'URPS. On y abordera des sujets qui préoccupent les médecins (retraite et cumul emploi-retraite,informatisation, comptabilité...).
  • les présentoirs. Il ont un rôle à jouer dans la prévention et l'éducation thérapeutique. On y abordera des thèmes de santé publique en partenariat avec les institutions et sur des travaux spécifiques (vaccination, maltraitance, alimentation de l'enfant).
  • le programme de soins aux soignants. C'est un sujet qui intéresse toutes les URPS de la région, qui impacte directement l'offre de soins et qui doit guider les professionnels malades dans leur démarche afin de leur assurer une protection et un retour rapide à la vie active dans des conditions de confidentialité optimales. Ce sujet est traité avec les ordres départementaux et régionaux et doit inclure un tour de table le plus large possible.
  • les stages en médecine spécialisée. La méconnaissance des conditions d'exercice en médecine libérale est la première cause de non installation et donc les stages, qu'ils aient lieu en médecine générale ou en médecine spécialisée, sont un passage obligé pour garantir une offre de soins répartie équitablement sur le territoire régional.
  • et bien sûr l'utilisation de l'outil informatique pour créer le lien entre les différents professionnels de santé de la région, avec la messagerie sécurisée, la télémédecine, le site internet, la newsletter.

Dr Philippe BOUTIN, président de l'URPS